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FRANCE / SAINT-ÉTIENNE  
Publié le 24 janvier 2021 | Maj le 29 janvier 2021

Grève dans l’Éducation et appel de lycéen.ne.s le mardi 26 janvier


Grève et manifestation dans l’Éducation nationale à l’appel de plusieurs syndicats (Cgt, Snes-Fsu, Sud Éducation, Cnt-SO, Cnt...). Rendez-vous à 10h30 devant la bourse du travail. Manifestation jusqu’à la DSDEN 42. Parallèlement, appel à action lycéen.nes.s partout en France par la Clap Paname.

  • Blocage du lycée Honoré d’Urfé ce matin par les lycéen.ne.s

    Info publié sur la page de la CNT Jeunes 42

Appel de la Clapaname [1]

La CLAP appelle à une journée d’action le 26
L’incapacité criante de ce gouvernement à répondre efficacement à la crise sanitaire et sociale actuelle n’est plus un secret pour personne.

En ce moment, le gouvernement attaque la jeunesse et les lycéen-ne.s sur tous les fronts.

Tout d’abord le « protocole sanitaire » qui est mis en place dans les lycées est insuffisant et non-obligatoire.

On nous met également la pression avec parcoursup et nous sommes dans l’incertitude la plus complète en ce qui concerne les épreuves du bac.

Nos professeurEs et surveillantEs sont sous payéEs et travaillent dans des conditions intenables.

Le 26, les profs, les étudiantEs et les personnels d’éduc. se mobiliseront contre la suppression de postes dans l’enseignement public et pour une meilleure politique éducative.

Nos revendications résumées :

ACTIONS LYCÉENNES PARTOUT MARDI 26 JANVIER !

Tract de la CNT-FTE

Appel de la CNT-SO

Non à l’école Blanquer ! Tous et toutes en grève le 26 janvier !

Au quotidien dans nos établissements le rejet du système Blanquer est massif : marre de ses méthodes de communication, marre de ses mensonges et revirements sur la politique sanitaire, marre de son management autoritaire et de la maltraitance institutionnalisée, marre de sa politique de démolition systématique du service public d’éducation qui nous fait perdre le sens de nos métiers ! Ne nous laissons pas gagner par la lassitude, une grève massive le 26 janvier est une bonne occasion de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de lancer le mouvement pour dégager Blanquer et sa politique ! Soyons nombreux·euses !

Revalorisation salariale bidon et inégalitaire

L’enveloppe de 400 M, débloquée sous forme de primes, par le ministère, ne permet pas de revalorisation massive. Seuls 31% des enseignant·e·s en début de carrière, sont concerné.e.s par la « prime d’attractivité » dégressive. La « prime informatique » dérisoire (176€) touchée par les enseignante-s et les psyEN, exclue arbitrairement CPE, professeurs-documentalistes et assistante·s de service social. Encore une fois, rien n’est prévu pour tous les autres corps de métiers et les personnels AESH comme les personnels Vie Scolaire restent exclus des primes de l’éducation prioritaire. Ce sont tous les salaires qu’il faut augmenter avec une harmonisation par le haut sur le principe « à travail égal, salaires et statuts égaux » ! L’égalité d’accès aux primes doit être garanti.

Austérité

Si dans le primaire, le budget 2021, acte la création de 2000 postes enseignant, on reste loin des besoins nécessaires pour les écoles et leurs élèves : RASED, remplacements, personnels d’accueil et administratifs...

Dans le second degré c’est près de 2000 postes qui seront encore supprimés pour près de 30 000 élèves supplémentaires. De nombreux postes sont également supprimés dans le supérieur et la recherche.

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, aucune création de poste n’est prévue pour les personnels médico-sociaux ou de vie scolaire.

Alors qu’en pleine crise sociale et sanitaire COVID, les besoins en moyens et en person­nels sont énormes pour protéger travailleur·euse·s et élèves du virus et pour permettre un enseignement de qualité, un plan d’urgence pour l’éducation est impératif !

Casse de l’éducation prioritaire

La nouvelle réforme, expérimentée dès 2021 dans trois académies et généralisée en 2022, vise à remplacer le zonage national par une logique contractuelle pour les établissements REP. Leurs moyens ne seraient plus alloués de manière systématique sur la base d’une labélisation mais « à la carte » avec des contrats de trois ans entre les établissements et les rectorats, sur des critères encore peu transparents. La logique est toujours austéritaire avec une diminution des moyens et du périmètre de l’éducation prioritaire avec à terme la fin de la carte REP. Revendiquons une éducation prioritaire élargie et cadrée nationalement !

L’école Blanquer : une école de la concurrence, autoritaire et libérale

Sans aucune adaptation pédagogique face à la crise sanitaire, on déroule les années scolaires et les réformes comme si de rien n’était... Dès la maternelle, le recentrage sur les seuls "fondamentaux" témoigne d’une vision bien simpliste et utilitariste de l’éducation. Au primaire comme au collège, les évaluations nationales formatées pour le "pilotage institutionnel" mais sans grand intérêt pédagogique sont encore plus absurdes dans le contexte actuel. Les E3C et la réforme du bac c’est la mise au pas des élèves, l’individua­lisation des parcours, la mise en concurrence et l’éclatement des collectifs classe et la fin du bac comme diplôme avec un cadre national. Blanquer continue de démanteler la voie professionnelle : après les pertes d’heures liée à la réforme, le flou du chef-d’œuvre, la mise aux ordres de l’entreprise pour les LP... le massacre continue avec un projet d’arrêté prévoyant la mise en concurrence des disciplines pour la co-intervention. Non vraiment, tout est à jeter ! Il faut lutter pour imposer une autre école ! Nous aspirons à une refonte de l’école appuyée sur des enseignements et des systèmes d’évaluation au service de l’élève, qui puissent l’aider à prendre confiance, à construire des savoirs utiles, émancipateurs et ouverts sur le monde. Contre le gavage, le bachotage permanent, le déni des réalités sociales, une école hors sol qui reproduit les inégalités, trie et étiquette nos élèves. Notre travail dans les classes et hors les murs veut pouvoir s’adapter à leur che­minement singulier, favoriser la joie d’apprendre, et utiliser l’évaluation comme outil formateur.

Une journée de grève ne suffira pas ! Construisons un mouvement fort et unitaire. Alimentons les caisses de grève pour les collègues précaires !

La CNT-Solidarité Ouvrière revendique :

. Baisse des effectifs par classe et établissement !

. Plan de recrutement massif de personnels, d’éducation, de vie-scolaires, médicaux-sociaux et administratifs ! Ouverture de concours et de formations !

. Plan d’investissement, en lien avec les collectivités, pour le matériel et les locaux.

. Carte nationale élargie de l’Éducation Prioritaire, intégrant les lycées, basée sur des données sociales et pédagogiques objectives. Maintien des indemnités spécifiques et extension à tous les personnels.

. Hausse des salaires et égalité d’accès aux primes ! Une baisse du temps de travail !

. Pour les personnels de vie scolaire et AESH : la fin de la précarité avec le retour à un statut d’étudiant·e-surveillant·e permettant de poursuivre ses études et en parallèle, création de nouveaux corps de la fonction publique en rapport avec les missions de vie scolaire et d’accompagnement du handicap. Accès à de véritables formations !

. Mise en place d’une véritable médecine du travail avec embauche de médecin-fonctionnaires !

. Une réflexion autour des programmes qui doivent être élaborés par les acteurs de l’enseignement accompagnés par des universitaires !

. Maintien et renforcement de l’éducation prioritaire : donnons plus à ceux qui en ont le plus besoin !

. Abandon des "réformes" des retraites, de la fonction publique et de l’assurance-chômage !

Lien vers le tract : http://cnt-so.org/IMG/pdf/cnt_so_educ_greve_26_01_21.pdf

Lien vers la page du site de la CNT-SO : http://cnt-so.org/De-la-maternelle-a-l-universite-l

Appel de la fédération SUD éducation

Battons-nous pour nos salaires  ! En grève le 26 janvier  !

Le ministre Blanquer a annoncé en grande pompe une augmentation de 400 millions d’euros (soit 29 euros bruts mensuels par agent-e) pour les personnels de l’Éducation nationale inscrite dans le projet de loi de finances 2021. C’est une somme dérisoire rapportée aux plus de un million cent-trente-mille personnels dans l’Éducation nationale. Alors que les salaires stagnent voire baissent depuis de nombreuses années, l’heure est à la mobilisation pour imposer de réelles augmentations de salaires sans une nouvelle dégradation de nos conditions de travail.

Un salaire qui baisse

Le salaire des personnels de la Fonction publique (titulaires ou contractuel-le-s) est calculé à partir de la valeur attribuée au point d’indice. Depuis 25 ans, l’augmentation de la valeur du point d’indice a été inférieure à l’inflation 21 fois. Rapporté à la situation de 1995, le salaire d’un-e professeure des écoles ou d’un-e certifié-e au 5e échelon (indice 476) est plus bas de 551 euros bruts constants !

Dans le même temps, certain-e-s agent-e-s comme les AED et les AESH perçoivent un salaire si bas que lorsque le SMIC est revalorisé pour tenir compte de l’inflation, leur salaire calculé sur la base de la grille indiciaire se trouve alors en-dessous du Smic. L’administration est alors obligée de verser une indemnité différentielle pour que les AED et AESH perçoivent le salaire minimum.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Le Grenelle : une arnaque

La montagne de milliards d’euros évoquée par Blanquer durant le mouvement sur les retraites accouche d’une souris de 400 millions d’euros, essentiellement consacrée à des primes.

Une ”prime d’attractivité” qui ne concerne qu’une minorité de personnels

Le ministre prévoit une “prime d’attractivité” versé entre l’échelon 2 et l’échelon 7 de la classe normale aux enseignant-e-s titulaires, CPE et PsyÉN. Son montant sera dégressif, de 99€ nets mensuels environ à l’échelon 2 à 35€ à l’échelon 7. Cette prime sera déclinée pour les enseignant-e-s contractuel-le-s avec un montan plus faible encore. Le ministre invente 7 nouveaux “paliers” pour attribuer le versement de cette prime, de 54 à 27€ nets mensuels. Les AED, AESH, personnels administratifs et enseignant-e-s stagiaires dont les salaires sont les plus bas se trouvent exclus du versement de la prime. Aucune revalorisation du salaire des personnels enseignants d’un échelon supérieur au septième n’est prévue. En tenant compte de l’inflation, les salaires des personnels ont pourtant baissé de 19,82 % depuis 1995 !

Une prime d’équipement insuffisante

Alors que les personnels (enseignant-e-s, CPE, AED, AESH) ont largement contribué à maintenir le lien avec les élèves durant le premier confinement en dehors de tout cadre réglementaire, le ministre refuse d’indemniser les personnels. Il propose le versement d’une prime annuelle d’équipement 150€ nets annuels versée uniquement aux enseignant-e-s et dont seront exclu-e-s les contractuel-le-s qui ne seront pas embauché-e-s à l’année, ainsi que les professeur-e-s documentalistes ! Pour s’équiper, les personnels ont pourtant toutes et tous besoin d’une dotation initiale importante dès maintenant complétée par cette prime annuelle. Cette prime ne doit pas non plus être un moyen d’imposer à terme le télétravail aux personnels.

Des mesures catégorielles dérisoires

Le ministre prévoit d’autres mesures catégorielles dérisoires, comme la préennisation de la prime exceptionnelle de direction au lieu d’augmenter massivement les décharges de direction et d’embauche des aides administratives, et une augmentation minime du taux de promotion à la hors-classe des enseignant-e-s, de 17 à 18 %.

Nous avons des revendications :

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :

l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent-e est bas, pour réduire les inégalités salariales.

SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires, une augmentation du Smic à 1700€ nets ; la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.

Notes

[1La CLAP est une coordination regroupant des lycéen-ne-s de Paris/Banlieue ayant pour but d’aider ceux ci dans leurs actions de protestation, et plus globalement d’organiser les mouvements lycéens parisiens.


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